Le Conseil d'Administration du C.A.J.K.K. asbl

- PRESIDENT : JEAN-LOUIS BWENDE
- VICE-PRESIDENT : VITAL BATUBILEMA
- SECRETAIRE GENERAL : ROGER BALINDAMWAMI
- SECRETAIRE GENERAL ADJOINT : CHRISTIAN NDOVIA
- TRESORIERE : EUDOXIE YUMA
- COMMISSAIRE AUX COMPTES : EDDY MEYIVANGA
- COMMISSAIRE AUX COMPTES : WILLY RUKUYENGE

Les objectifs du Club des Amis de Joseph Kabila Kabange


L’amélioration des conditions de vie des populations en République Démocratique du Congo, et la vulgarisation des stratégies de lutte contre la pauvreté, la guerre et les conflits armés et de la détérioration de l’environnement.

La sensibilisation de la jeunesse à la problématique de la démocratie, du droit de l’homme, l’éducation et de l’alphabétisation en République Démocratique du Congo.

L’intégration du monde marchand dans la lutte contre la fracture sociale grâce à une méthode réconciliant l’intérêt personnel et l’intérêt collectif dans un cadre propice à la revitalisation de l’économie.

La création des conditions pour garantir les droits de la propriété individuelle, collective et veiller à la libre circulation des biens et des personnes.

La promotion et l’organisation de cadre pour des échanges culturels, récréatifs et de réflexion en vue d’une intégration régionale et sous régionale ;

Cela en travaillant de manière concertée avec les institutions légalement établies de la RDC ainsi qu’avec des organisations internationales pour sauvegarder et instaurer la culture de la paix, et l‘éducation civique.

mardi 12 mai 2009

JOSEPH KABILA, EN PERE DE LA RECONSTRUCTION

BRAECKMAN,COLETTE

Samedi 9 mai 2009

ENTRETIEN A MATADI DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE (LE SOIR)

Suspendues depuis cinq jours, les banderoles pendouillent un peu, la foule applaudit le cortège avec une sorte de prudente circonspection, des femmes entourent la maison de l’Onatra (Office national des transports) et crient bien fort pour que le président entende leurs récriminations : l’eau potable manque, la source, seul lieu d’approvisionnement en eau potable, menace de se tarir.
Après la capitale Kinshasa, c’est ici, dans le Bas-Congo, que le président Joseph Kabila vient donner le coup d’envoi à plusieurs des grands chantiers d’infrastructure. Ces chantiers sont mis en œuvre par les grandes sociétés chinoises qui n’ont pas attendu le feu vert du Fonds monétaire international (FMI) pour se mettre à l’ouvrage, répondant ainsi aux vœux du président qui se préoccupe déjà de l’échéance de 2011, quand il se représentera devant les électeurs.
Au sortir de la guerre à l’Est qui, l’an dernier, avait mobilisé toutes les énergies, à mi-chemin de son mandat, à l’heure où les grands travaux démarrent enfin, le président Kabila a accordé au Soir une interview exclusive où il fait le point de ce qui a été réalisé et des défis qui demeurent.
En Europe, on s’imagine que les accords avec les Chinois sont encore réversibles. Mais ici, dans le Bas-Congo, les travaux ont déjà commencé…
À Kinshasa, à l’Est, partout dans le pays, les travaux ont commencé. C’est le début de la réalisation de nos efforts. Le chemin à faire est encore très long, mais l’essentiel est d’avoir commencé. D’ici la fin de cette année, on verra un vrai changement. Maintenant que nous sommes un peu à l’aise – je dis bien : un tout petit peu –, on se met enfin au travail. Jusqu’à présent, la situation à l’Est nous avait toujours bloqués, aussi bien du temps de mon père Laurent Désiré Kabila que du mien. L’absence d’une solution à l’Est du pays, c’était le verrou qui nous empêchait de faire autre chose… Ces problèmes ont absorbé beaucoup d’argent, d’efforts, d’énergie. Les Congolais, tous autant qu’ils sont, sont très attachés à l’unité nationale. Lorsqu’un problème se pose à l’Est, il a des répercussions dans tout le pays. Mais maintenant, cela semble aller dans la bonne direction. Suis-je optimiste ? Oui, mais on n’a pas encore atteint le point de non-retour, cela peut encore basculer. Je crois tout de même qu’à 80 %, nous sommes sur la bonne voie…
Pourquoi avez-vous décidé de renouer avec le Rwanda ?
Tout comme nous, les Rwandais se sont rendu compte qu’on ne pouvait plus continuer comme cela, que la guerre, finalement, on ne la gagne jamais. À l’Est, que n’avons-nous pas perdu ? Des vies humaines ont été sacrifiées, les populations ont souffert. Lorsque je suis allé là-bas, j’ai vu la douleur des déplacés mais aussi l’espoir d’un prompt retour à la normale. Il est évident qu’à l’Est subsistent des forces qui veulent saboter le processus, la paix n’est pas souhaitée par tout le monde… Mais ceux-là sont une minorité.
Cette tentative de rétablissement de la paix à l’Est, qui s’est cependant soldée par un succès relatif, ne vous a pas valu beaucoup d’éloges en Occident…
C’est cela la contradiction. Peut-être l’Occident a-t-il été tellement préoccupé par la crise économique et financière qui le frappait qu’il a perdu de vue notre région… Mais ce qui compte pour nous, ce sont les félicitations de notre population, et elles n’ont pas manqué durant la longue tournée que j’ai effectuée à l’Est.
Sur le plan intérieur, n’avez-vous pas été surpris par les déclarations du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, qui s’est dit hostile à l’opération militaire conjointe rwando-congolaise ?
Dans un combat, il y a toujours un petit retard de compréhension… Au sein d’un mouvement, parmi les camarades, quand on lève des options stratégiques, il peut y avoir des retards de compréhension, et aussi de la mauvaise foi. Déçu, oui, sans doute, mais la déception, on vit avec. L’essentiel, c’est que nous ayons retrouvé la stabilité, que la paix s’annonce. Au cours de cette crise, nous étions sereins, je ne vois pas comment la situation aurait pu nous échapper… À nous de renforcer les actions sur le terrain et de livrer la vraie guerre, la lutte contre la pauvreté… Car finalement, c’est la pauvreté qui nous conduit à la guerre et vice versa…
Le temps de votre mandat file vite : d’ici à 2011, il vous reste deux ans…
Je préfère dire qu’il nous reste quatre ans… Quatre ans si on travaille 24 heures sur 24, ce que nous sommes en train de faire. Mais pour cela il faut avoir des gens déterminés, dynamiques…
Vous avez récemment souligné que vous aviez peu de collaborateurs fiables. Serait-ce vous qui les choisiriez mal ?
Pour choisir quelqu’un, il faut avoir une bonne connaissance de la personne. Et pour avoir cette connaissance, il faut travailler avec cette personne… Je ne peux pas changer mes conseillers tous les trois mois, il faut donner le temps aux gens… Depuis 2001, il y a eu beaucoup de changements autour de moi. Pour transformer un pays comme le Congo, il ne faut pas compter sur mille personnes, il faut avoir dix, quinze personnes bien déterminées. Alors, avec elles, on peut transformer un pays, une société. Et je m’étais effectivement demandé si j’avais ces dix ou quinze personnes… Peut-être suis-je très exigeant…
Peut-être faudrait-il aussi relancer un sixième chantier, celui de la lutte contre la corruption, du changement des mentalités ?
Il est clair pour moi que depuis 2001 et même depuis les élections en 2006, ces maux-là n’ont pas été suffisamment combattus. Si on travaille 24 heures 24, on a encore du temps pour le faire… J’avais d’ailleurs lancé un projet de lutte contre la corruption, en espérant qu’il serait financé par beaucoup de ceux qui se disent nos amis, Banque mondiale, le FMI, l’Ouest en général, mais je n’ai pas senti cet appui. Il n’y a eu que des discours… Mais bientôt, au niveau du cabinet du président, il y aura un conseiller spécial en charge de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption. Sa nomination fera partie des changements que je compte opérer d’ici le mois de juin. Je vais chercher les 15 personnes qu’il me faut et les mettre à la bonne place.
Comment expliquez-vous que les Occidentaux semblent beaucoup plus critiques à votre égard que durant la transition ?
Peut-être se sont-ils rendu compte que je n’étais pas aussi maniable qu’ils le croyaient, que je ne reçois d’ordres de personne, sauf de mon peuple. Je ne veux exécuter que la volonté de notre population, qui souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la stabilité. Cette politique s’oppose peut-être aux intérêts de ceux qui pensent que l’on peut encore venir piller notre pays et conclure des contrats tels que ceux que nous sommes en train de renégocier, une démarche qui rencontre beaucoup de résistances. Alors, que faire ? Moi en tout cas je ne peux plus reculer… Je ne peux qu’avancer. Et en cours de route, nous trouvons de nouveaux amis, en essayant de garder les anciens.
Où en sont les relations avec la Belgique ?
Je trouve que maintenant, ça va… Bientôt nous aurons à Bruxelles un nouvel ambassadeur. Il a reçu comme mission de tout faire pour qu’il y ait une amélioration des relations avec la Belgique. Le terrain a été dégagé…
La reconstruction est-elle enfin en marche ?
La reconstruction est un grand défi. Depuis 2001, j’ai déjà fait plusieurs tournées à travers le pays, et je vous assure que reconstruire 100.000 km de routes, cela n’est pas une mince affaire. Donner du travail à la moitié de la population, c’est beaucoup. Je me dis qu’on a déjà commencé, que cela, c’est essentiel. Que j’obtienne ou non un deuxième mandat, ce qui compte, c’est continuer le travail…
Parlons un peu de la « communauté internationale » dont la définition est d’ailleurs assez embrouillée… Récemment, la Banque mondiale, le FMI nous ont donné 300 millions de dollars pour faire face à la crise. Dans le même temps, j’ai appris que la Roumanie avait, elle, reçu 12 milliards de dollars… Alors que nous, nous avons 65 millions d’habitants ! En fait, je considère qu’on est seuls… Il ne s’agit pas seulement du Congo, tous les pays africains sont seuls, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes… C’est ce qui explique pourquoi nous avons décidé de travailler avec les Chinois, comme avec d’autres pays d’ailleurs. Nous avons avec les Chinois un rapport d’égal à égal, « gagnant-gagnant ». En ce qui concerne la communauté internationale, il y a eu beaucoup plus de promesses que de réalités… En 2001, 2002, 2003, j’avais multiplié les déplacements en Occident, ma politique était celle de l’ouverture. Mais finalement, au vu du peu de réalisations, de partenariat véritable, j’ai freiné ce type de voyages, le tourisme ne m’intéresse pas. Si je veux faire du tourisme, ce sera au Congo. En revanche, d’autres partenaires s’intéressent beaucoup au Congo, la Chine bien sûr mais aussi la Corée du Sud, la Russie, le Brésil… La stabilité qui revient à l’Est va encourager les investissements.
Depuis 2001, vous est-il arrivé de prendre des vacances ?
Lorsque vous êtes à la tête d’un pays comme le Congo, vous vous demandez toujours si c’est le moment, ce qui va se passer si vous partez… Lorsque je suis en tournée dans l’intérieur du pays et que je prends le volant, cela me “déstresse“. La vie que je mène est dure pour ma famille. Quant à mon avenir, on verra. Je me dis souvent que mon arrière-grand-père a été assassiné, mon grand-père aussi, mon père également, comme vous le savez. On se pose toujours beaucoup de questions…
LA SOLITUDE… JUSQU’AU POUVOIR PERSONNEL ?
Commentaire
Au cours de l’entretien qu’il nous a accordé à Matadi, où il inaugurait l’un de ses grands chantiers, le président Joseph Kabila, à deux années de la fin de son mandat, nous est apparu comme un homme déterminé. Décidé à suivre son programme, celui de la reconstruction de son pays, envers et contre tout, sinon contre tous.
Un homme seul aussi, déçu par son entourage, par certains de ses ministres, déçu par le manque de compréhension ou de soutien d’une « communauté internationale » qui n’a pas tenu les promesses avancées durant la transition. Cette solitude lucide est, sans aucun doute, l’incontournable compagne de l’exercice du pouvoir. Mais il n’empêche qu’elle est mauvaise conseillère, car lorsque l’air se raréfie au sommet, elle diminue d’autant la place laissée aux contre-pouvoirs, aux suggestions voire aux critiques. C’est pour cela peut-être que des mesures sont prises à l’encontre de RFI, que des journalistes se sentent menacés, que le « cabinet présidentiel » prend de plus en plus le pas sur le gouvernement, que les forces de sécurité ont souvent la main lourde, sinon meurtrière, que l’Assemblée nationale a été sérieusement reprise en main… Or la jeune démocratie congolaise est encore fragile, trois décennies de dictature et une décennie de guerre ont laissé des traces dans les mentalités et les comportements. Le président Kabila, aujourd’hui encore plus clairement qu’hier, sait où il va. Mais de grâce, qu’il n’y aille pas seul, suivant la piste dangereuse du pouvoir personnel…

jeudi 26 février 2009

MARCHE DE SOLIDARITE POUR LA PAIX - 07 FEVRIER 2009

Ils y ont cru et ont marché pour la Paix ! Des femmes, des enfants, des hommes, des jeunes, tous derrière le Rais Joseph Kabila Kabange.

Expression en images.

























































mardi 10 février 2009

MARCHE DE SOLIDARITE POUR LA PAIX

Kinshasa : marche de soutien du « Club des amis de J. Kabila » au chef de l’Etat

RDC | 07 Février 2009 à 14:07:28

Une centaine de personnes ont marché cet avant-midi sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. Ce groupe baptisé le « Club des amis de Joseph Kabila » est parti du rond point Socimat et s’est trouvé, au moment où nous mettions ce texte en ligne, à la gare centrale de Kinshasa, rapporte radiookapi.net

Joseph Kabila

Vital Batudilema, vice-president de ce club donne les objectifs de cette marche : « C’est une marche de solidarité pour la paix retrouvée dans la Province Orientale, en Ituri, au Nord et Sud Kivu. Comme vous le voyez sur les différents calicots qui sont en train de défiler, nous voulons encourager le président de la République à aller de l’avant, de ne pas se fatiguer. Nous voulons lui témoigner notre encouragement dans cet élan de recherche de la paix, sans laquelle le développement de ce pays serait impossible, sans laquelle ce développement risque de rester un rêve qui ne va pas se réaliser, c’est une condition qu’il y ait la paix.»

lundi 9 février 2009

MESSAGE A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE SOLIDARITE POUR LA PAIX 07 FEVRIER 2009

 

 

 Chers Compatriotes,

Distingués invités,

 En ce jour, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l’espoir plutôt que la peur, l’unité tendue vers un objectif commun ”la paix et le développement” plutôt que le conflit et la discorde.

 Jour que nous baptisons ”JOURNEE DE SOLIDARITE POUR LA PAIX » et qui constitue une occasion pour  le Club des Amis de Joseph Kabila Kabange, C.A.J.K.K. en sigle de présenter nos sincères félicitations au Rais, notre Ami et lui manifester notre solidarité pour sa constance, sa persévérance  et son dévouement dans sa vision du rétablissement de la paix durable et le développement de notre pays, la R.D.C.

 Jour mémorial où nous célébrons la fin des guerres interminables à l’Est de notre pays, et qui ont trop longtemps étranglé toute initiative de développement, nos remerciements s’adressent principalement à  tous les congolais de la Province Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pour le militantisme, la collaboration et la confiance qu’ils ont placé en notre Ami et Chef de l’Etat, le Rais Joseph Kabila Kabange.

 Nos remerciements s’adressent aussi à nos forces armées et à la police nationale congolaise pour la persévérance et la ténacité avec lesquelles elles ont accompli leur mission.

 Enfin, nos remerciements s’adressent à tout le peuple congolais, plus particulièrement aux kinoises et kinois pour la spontanéité avec laquelle ils se sont impliqués dans l’action du Chef de l’Etat dans la restauration de la paix sur l’ensemble du territoire national.

 Chers compatriotes,

Distingués invités,

 Aujourd’hui encore plus qu’hier, les temps sont durs. Raison pour laquelle le C.A.J.K.K. vous invite tous à demeurer vigilants et à combattre avec la dernière énergie tous les antivaleurs par la dénonciation des Fauteurs des troubles, des Prophètes de malheur, des Détourneurs des fonds publics de l’Etat, des Traitres, des Défaitistes, des Détracteurs de mœurs, des Immoraux et des Impudiques.

 Les défis qui nous attendent sont nombreux. Les instruments avec lesquels nous allons les affronter sont à déterminer ensemble. Mais les valeurs dont dépend notre succès, l’ardeur au travail et l’honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et la patriotisme, tout cela est à affermir. C’est ce qui fera la force du progrès et du développement de notre Cher et beau pays, la R.D. Congo.

 Ce qu’il nous faut donc aujourd’hui c’est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance chez chaque congolais des devoirs que nous avons envers nous-mêmes, notre pays et envers l’Afrique et le monde.

 Chers compatriotes,

Distingués invités,

 Souvenez-vous du héros national : PATRICE EMERY LUMUMBA qui disait, je cite : «Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. »

 Souvenez-vous du premier président du Congo démocratique, JOSEPH KASAVUBU qui disait, je cite : « Si nous pouvons nous réjouir de la décision de l’indépendance, nous ne devons pas oublier que c’est à nous désormais à prendre le relais et à rassembler les matériaux de notre unité nationale, à construire notre nation dans l’union et dans la solidarité »

 Souvenez-vous du héros national : MZEE LAURENT DESIRE KABILA qui disait, je cite : « organisez-vous, prenez-vous en charge, … que chacun de nous soit maître de son territoire… »

 Souvenez-vous du vœux prononcé lors de l’investiture de notre Ami JOSEPH KABILA KABANGE, je cite : « Je ferai tout et j’irai partout où il faudra pour établir la paix en R.D. Congo »….

 Le cheminement adopté par le Rais n’a jamais fait l’objet ni des raccourcis, ni de résignation. Cela n’a pas été le chemin de ceux qui préfèrent l’oisiveté au travail ou ceux qui ne recherchent que les plaisirs de richesses et de la gloire mais plutôt le chemin de ceux qui prennent des risques, qui font des choses qui, aujourd’hui nous rassurent et nous amènent la prospérité, la liberté et le développement (5 chantiers).

 Au Gouvernement, la question que nous posons aujourd’hui est de savoir si le gouvernement avec l’exécution de son programme actuel peut aider les familles congolaises à améliorer les conditions de vie quotidienne, à trouver des emplois décemment rémunérés pour des millions des congolais au chômage, à assurer les soins médicaux et à garantir une retraite digne à ces derniers. Si la réponse est non, ce sera l’occasion qu’il redéfinisse ledit programme et d’obliger chaque membre du gouvernement à faire réellement son travail et non à se complaire dans des folklores d’inauguration des projets sans impacts visibles pour la population.

 Au Parlement, le C.A.J.K.K. s’interroge sur le contenu réel du cahier de charges de la représentation nationale. Le C.A.J.K.K. constate l’écart ou la faussée qui existe entre cette représentation nationale et le peuple qu’elle représente, il se dit que cette dernière a une mémoire courte car elle a oublié ce que les hommes et les femmes libres qui constituent le souverain primaire, peuvent accomplir lorsque il leur appartient de s’exprimer démocratiquement.

 Chers Honorables Députés et Sénateurs,

Sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous aurez voté comme lois en sa faveur et que ceux qui s’accrochent à l’idée de corruption, de tromperie, d’achat des consciences, en réduisant le souverain primaire ou les voies de ce dernier au seul matériel de campagne électorale (foulards, chemises, montre, boissons etc… sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire.

 C’est pourquoi le C.A.J.K.K. vous promet de travailler à vos côtés en tant que membre de la société civile pour l’identification des vrais besoins du peuple en vue de constituer le vrai cahier de charge à vous soumettre. .

 Néanmoins, le C.A.J.K.K. vous encourage et vous soutient dans l’exercice des contrôles parlementaires sans complaisance, de l’action du gouvernement, seules conditions pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations.

 Aux Forces Armées et à la Police Nationale

En réaffirmant la grandeur de notre pays, nous comprenons que cette grandeur n’est jamais donnée gratuitement. Elle doit être gagnée. Voilà pourquoi le C.A.J.K.K. soutient la détermination et la volonté animée par son Ami, le Rais, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange pour la modernisation de notre armée et de notre police nationale. Il ne peut atteindre cet objectif qu’avec votre concours volontaire, votre adhésion populaire et déboucher finalement sur une armée forte, républicaine, capable de défendre nos frontières, de garantir l’intégrité du territoire national et de préserver la souveraineté nationale et internationale du Congo.

 Le C.A.J.K.K. vous soutient pour cette difficile mission de la défense de la patrie dans la loyauté, la discipline et le respect de votre serment prononcé sous le drapeau.

 A la communauté internationale, les premières élections présidentielles, législatives, libres, démocratiques de 2006 ont eu pour mission l’attribution de la souveraineté nationale et internationale de la République Démocratique du Congo encore qu’elles étaient financées par vous.

 En tant que tel, le C.A.J.K.K. veut donc rappeler à la communauté internationale que la vie des congolaises et des congolais est tout aussi sacrée que celles des autres peuples du monde. Elle mérite donc protection. Certes que nous sommes une nation jeune et nous avons besoins de votre expertise dans la conduite des affaires de l’Etat mais cela ne se fera que sous forme de partenariat d’égal à égal ou d’une coopération dite « win to win » surtout en ce jour où  nous proclamons haut et fort la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues pour finalement entamer la phase de réparation  là ou on doit réparer et celle d’indemnisation là où il faut indemniser conformément à la justice internationale.

 A notre Ami Joseph Kabila Kabange,

Le C.A.J.K.K. vous réitère sa fidélité et sa détermination en soutenant votre vision qui fera, nous sommes sûrs, du Congo un pays fort, uni et prospère et par laquelle l’identité du congolais va se définir ; c’est finalement la création d’un « modèle congolais ».

 Le C.A.J.K.K. vous encourage à aller de l’avant et vous demande de ne pas perdre une seule seconde de votre temps à prêter attention aux défaitistes, aux vendeurs de vents, aux flatteurs, aux troubadours ainsi qu’aux détracteurs de toute nature et vous invite en tant que père de la nation et notre ami de continuer à prêter attention aux problèmes du peuple congolais, de demeurer à l’écoute de ce dernier et enfin de faciliter le bon rapport et le contact entre les gouvernants et les gouvernés.

 Le C.A.J.K.K. en tant qu’association, demeure pour vous le cadre disponible où vous pouvez vous exprimer, non pas en tant que président  mais en tant qu’ami pour faire passer vos idées.  Il reste cependant disponible pour vous apporter son expertise à travers son Comité d’initiative et de suivi des travaux exécutés en faveur de la population pour la modernisation et la reconstruction de la R.D.C.

 L’objectif majeur étant bien entendu votre reconduction pour un second mandant fructueux en 2011 pour le bien être de nos populations.

 Que vive la République Démocratique du Congo,

Que vive notre Ami le Rais Joseph Kabila Kabange

Que vive le C.A.J.K.K.

Que Dieu bénisse la R.D.C.

 Nous vous remercions. 

lundi 2 février 2009

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Vous avez aussi la possibilité de contacter notre siège situé sur Croisement des Avenues du Commerce et ex-Bokassa, Galerie Ex-3Z local 42 - Commune de la Gombe - Kinshasa/RDC.


Téléphones : 00243999944083 - 00243816570842 - 00243817006737.

COMMUNIQUE DE PRESSE




JOURNEE DE SOLIDARITE POUR LA PAIX




lundi 19 janvier 2009

Après le « Plan Cohen », maintenant le « Plan Sarkozy »


Le Potentiel - 19 janvier 2009



Les pans de voile commencent à être levés. Il est désormais clair que toutes les guerres d’agression imposées à la République démocratique du Congo sont dictées de l’extérieur. Mieux, de véritables coups de boutoir en vue de consacrer l’inexistence de la RDC en tant qu’Etat et Nation. Si le « Plan Cohen » évoque le rattachement économique du Kivu au Rwanda et à d’autres pays anglophones, le président français vient de jeter le pavé dans la mare en proposant la « restructuration » de la région des Grands Lacs. Donc la balkanisation de la RDC pour des raisons économiques.

Lors de son message de vœux au corps diplomatique accrédité en France, le président français, Nicolas Sarkozy, a fait un tour d’horizon général de grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l’Afrique, et plus particulièrement de la région de l’Afrique des Grands Lacs, il a tenu exactement ces propos ; « Quant à la région des Grands Lacs, la violence s’est une fois déchainée. L’option militaire n’apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Il faut trouver une nouvelle approche pour apporter aux pays de la région l’assurance que l’ensemble de ces questions sera réglé de façon globale. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel comment dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographique a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ? »

Quelques heures plus tard, le Journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l’existence du « Plan Sarkozy » comme initiative de paix qu’il compte en discuter avec les autorités de Kinshasa lors de son séjour au mois de mars. Séjour prévu initialement au mois de janvier. A ce propos, Sarkozy avait envoyé un de ses conseillers, Bruno Joubert qui a été reçu par le président Kabila. Si le président Kabila a manifesté de « l’intérêt » à ce plan, selon le journal Le Monde, « aucun accord ne s’est encore dessiné », affirme toujours le journal Le Monde.

Mais dans les axes du Plan Sarkozy, le premier ne diffère pas du « Plan Cohen ». Il propose « l’exploitation en commun par la RDC et le Rwanda les richesses du Nord-Kivu ». Ce qui permettrait à la RDC de récupérer « des revenus aujourd’hui détournés par l’exploitation illégale des minerais évacués vers l’océan Indien » (Sic). Exactement comme le soulignait Cohen avec la création d’un « Marché commun comprenant le Rwanda, la RDC, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ».Ce « plan » Sarkozy a tout l’air d’avoir été influencé par un « lobby » facile à deviner.

Restructuration, partage, organisation étrange : trois concepts dangereux

Cependant, le « Plan Sarkozy » dit tout haut ce que les commanditaires des guerres d’agression contre la RDC expriment par les armes. Le président français propose la « restructuration » de toute la région des Grands Lacs. Cette restructuration ne peut se faire que par la convocation de la « Conférence de Berlin-bis » pour remettre en cause les frontières héritées de la colonisation lors de l’accession des pays africains à l’indépendance. Pourrait-on savoir si le président Sarkozy aurait le même courage politique de proposer au parlement français la restructuration de l’Europe centrale pour accorder l’indépendance à la Corse qui la réclame depuis de nombreuses années ? Non. Pourquoi alors le demander aux Congolais ?

Sarkozy va plus loin en proposant le « partage » de l’espace et « des richesses naturelles ». Quel est l’espace que l’on doit partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Si la nature a fait que la superficie du Rwanda soit « petite » et que l’étendue géographique de la RDC soit immense, quel est le crime commis par le Congo pour devenir impérativement « trop généreux » de par la volonté des étrangers ? Ensuite, pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu’est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?

Non ! La RDC partage déjà un même espace avec le Rwanda dans le cadre de l’Afrique centrale et de l’Afrique des Grands Lacs. Ce qui explique l’existence de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs, CEPGL, et de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, CIRGL. Ces organisations existent de par la volonté des pays européens dont la France. Pourquoi les ignorer subitement ?

Dans le cadre de la CEPGL, la RDC, le Rwanda et le Burundi ont créé des sociétés mixtes. Notamment l’Energie des Grands Lacs, EGL ; l’Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique, IRAZ ; la Société internationale pour l’Electricité des Grands Lacs, SINELAC ; et enfin, la Banque de Développement des Etats des Grands Lacs, BDEGL.

Bien plus, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a approuvé 10 projets prioritaires à impacts visibles sur les populations frontalières. Il s’agit des projets suivants : Création d’un Mécanisme régional d’Appui aux Institutions de micro-finance, Bassins transfrontaliers de Développement, Projet régional sur la sécurité alimentaire dans la région des Grands Lacs, Relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (qui a déjà reçu un montant de 50 millions de dollars pour redémarrer), Mécanisme régionale de certification des ressources naturelles pour mettre un terme à l’exploitation illégale des ressources naturelles congolaises ; Exploitation du Gaz méthane du Lac Kivu, Programme d’amélioration des projets d’infrastructures et facilités des transports… et nous en passons.

Un Fonds spécial pour la reconstruction de la région a été mis sur pied. La RDC a déjà affecté 500 mille dollars ainsi que la Tanzanie pendant que le Rwanda a versé sa participation pour le bon fonctionnement du Secrétariat exécutif de la CIRGL. Mieux encore, il a été décidé de créer des « triangles ou zones de croissance », justement pour « partager » l’espace des Grands Lacs et les richesses naturelles de cette région et non d’un seul pays. Le but poursuivi « est de susciter des implications sur la paix, la sécurité ainsi que sur l’intégration sociale et la participation des communautés au développement des régions concernées ». Doit-on rejeter tous ces projets parce qu’ils ont été proposés par des Africains ?

Si les choses traînent, c’est parce que le Rwanda brandit toujours la question sécuritaire. Or, le président français ne devrait pas oublier que la République démocratique du Congo compte près de 450 ethnies et qui ne se sont jamais fait la guerre. Mais depuis des décennies, le Rwanda qui ne compte que « DEUX » ethnies est toujours en guerre avec au bout le génocide de 1994 après avoir exporté la rivalité interethnique au Congo (Voir le Kivu et l’Ituri). A ce propos, la France y est intervenue avec l’Opération Turquoise. Ce « Plan Sarkozy » viserait-il à dédouaner la France pour son dialogue avec le Rwanda, surtout après l’arrestation tumultueuse de Rose Kabuye ? C’est une affaire franco-rwandaise qui ne concerne nullement la RDC. Elle ne peut servir de voie de sortie. Pire ; le président français qualifie « d’organisation étrange » les institutions et les dirigeants de la RDC. Propos et concepts très dangereux aux agendas cachés quand on sait que des « conseillers occidentaux » sont à la base de cette organisation étrange. A quoi servent alors tous ces appuis et encouragements des ambassadeurs français accrédités en RDC ? De la poudre aux yeux ?

Encore un « faux pas de Sarkozy » après celui de Dakar qui a soulevé le tollé en Afrique sur la repentance. Que ce « plan » soit publié quatre jours avant l’entrée en fonction de Barack Obama, cela suscite des interrogations et n’est pas gratuit.

Le Kivu n’est pas le Proche Orient

La RDCconsidère la France comme un « Etat partenaire naturel ». Depuis De Gaulle jusqu’ à Chirac en passant par Giscard D’Estaing et Mitterrand, la France a toujours été aux côtés des opprimés, et particulièrement avec la RDC en se distinguant par une coopération dynamique et multisectorielle. Particulièrement la Francophonie. Si la France de Sarkozy voudrait « changer » le monde, il ne lui appartient pas de transformer le Kivu en Proche-Orient. En se rendant ce lundi 19 janvier à Charm el Cheik, en Egypte, Sarkozy devrait mesurer toutes les conséquences de sa proposition porteuse des germes de guerre. Il n’y a pas de paix dans cette partie du monde pour autant que certaines puissances ont fait « d’Israël un Etat fort ». Si telle est la vision pour la région des Grands Lacs, il n’y aura jamais de paix. Sarkozy le reconnaît lui-même avant de proposer le contraire ; « … on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ». Qui de la RDC ou du Rwanda devrait changer d’adresse ? Il revient au chef de l’Etat français de répondre à cette interrogation au regard de son plan.

Ceci dit, il appartient au peuple congolais dans la sérénité et maturité, surtout aux autorités congolaises de bien analyser tous ces « plans ». Ils convergent vers un même objectif ; la balkanisation de la République démocratique du Congo. Et lorsque le président français parle « d’une organisation étrange », ce n’est nullement un compliment à l’endroit du peuple congolais, moins encore à la classe politique congolaise. C’est peut-être une vérité, mais à la fois une véritable méprise.

Jean-Pierre Bemba risque la perpétuité ou, au mieux, trente ans de prison, nous déclare Luis Moreno Ocampo



JUSTICE INTERNATIONALE.

Le procureur de la CPI, l’Argentin Luis-Ocampo Moreno.

Jean-Pierre Bemba risque la perpétuité ou, au mieux, trente ans de prison, nous déclare Luis Moreno Ocampo
MISE EN LIGNE LE 19 JANVIER 2009 LE SOFT INTERNATIONAL N°977 DATÉ 19 JANVIER 2009.L’homme qui traque Bemba pour la CPI parle à notre journal en exclusivité et, pour la première fois, à un newsmédia de R-dC. Jean-Pierre Bemba Gombo risque, s’il est déclaré coupable d’un crime relevant de la compétence de la CPI, 30 ans de prison au moins ou la perpétuité (la prison à vie), déclare au «Soft International» en exclusivité le Procureur de la CPI, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo qui s’adresse pour la toute première fois à un newsmédia de R-dC. L’interview a lieu à La Haye, Pays-Bas, jeudi 15 janvier, le jour où prennent fin les audiences de confirmation. Le Procureur parle de «crimes effroyables» dont est accusé M. Bemba. Il estime son dossier «particulièrement solide» mais si ce n’était pas l’avis du juge, celui-ci ordonnerait la reprise des enquêtes mais le Procureur qui fait état d’«un plan commun» entre MM. Bemba et Patassé en vue de perpétrer «les crimes les plus graves» se dit très «confiant». Il estime qu’en RCA, Bemba a exercé «un contrôle absolu sur ses hommes».
C’est donc désormais plus clair: à La Haye, à la Cour Pénale Internationale, la défense ne met plus en doute la commission des crimes de Centrafrique en 2002-2003. Sur ce plan, elle est d’accord avec le Procureur. Les avocats de Jean-Pierre Bemba Gombo dont le brillant Me Nkwebe Liris estiment plutôt que l’accusé à ce procès ne peut être - ne doit être - Jean-Pierre Bemba Gombo mais l’ancien président de Centrafrique, Ange-Félix Patassé, absent à La Haye, et qui a invité les hommes du MLC et les a commandés. Le Procureur de la CPI estime au contraire qu’il tient bien l’homme et que «la responsabilité pénale individuelle de M. Jean-Pierre Bemba» est bien engagée; que «Jean-Pierre Bemba est responsable personnellement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour les exactions commises par ses troupes du Mouvement de Libération du Congo, le MLC, lors des événements de Centrafrique en 2002-2003»; que Jean-Pierre Bemba «était lié par un plan commun avec Ange-Félix Patassé, mais que les contributions que ce dernier a pu fournir à la réalisation de ce plan ne minimisent en rien ni n’empêchent en rien d’examiner la responsabilité pénale de Jean-Pierre Bemba en tant que tel»; que «Jean-Pierre Bemba est le plus haut responsable pour des crimes parmi les plus graves commis en Centrafrique lors de ces événements». La ligne de défense adoptée par M. Bemba paraît fragile mais compréhensible. Face à l’ampleur de ces événements «effroyables» et à leur impact dans l’opinion. Nul doute, la présence à La Haye des victimes qui racontent comment ils ont été sodomisées est pour encore monter la colère et la pression. A la suite de ces évolutions, il paraît qu’une évaluation politique s’impose dans les états-majors à Kinshasa. Interview. Le Soft International: Comment expliquer l’absence de M. Ange-Félix Patassé - l’ancien Chef de l’État, celui qui a invité Bemba à Bangui - au procès? Luis Moreno-Ocamp: L’affaire en cours porte sur la responsabilité pénale individuelle de M. Jean-Pierre Bemba. Nous soutenons aujourd’hui que Jean-Pierre Bemba est responsable personnellement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour les exactions commises par ses troupes du Mouvement de Libération du Congo, le MLC, lors des événements de Centrafrique en 2002-2003. Nous soutenons qu’il était en effet lié par un plan commun avec Ange-Félix Patassé, mais que les contributions que ce dernier a pu fournir à la réalisation de ce plan ne minimisent en rien ni n’empêchent en rien d’examiner la responsabilité pénale de Jean-Pierre Bemba en tant que tel. C’est ce que nous faisons. Jean-Pierre Bemba est, selon nous, le plus haut responsable pour des crimes parmi les plus graves commis en Centrafrique lors de ces évènements et c’est à ce titre que nous le poursuivons. Cette audience de confirmation des charges permet de porter à la connaissance de tous en République Centrafricaine, en Afrique et dans le monde entier, les crimes effroyables commis à Bangui en 2002-2003. Ces crimes et leurs victimes auraient pu tomber dans l’oubli; l’enquête que nous avons menée et les poursuites qui s’ensuivent font en sorte que ce ne sera pas le cas. Revenant sur l’intitulé de votre question, il faut bien rappeler que nous n’en sommes pas encore au stade du procès mais au stade préliminaire avant l’ouverture, éventuelle, d’un procès: l’audience de confirmation des charges va en effet permettre aux juges de décider si, à la lumière des preuves réunies par les poursuites, il y a lieu d’organiser un procès. Enfin, et si l’on interprête votre question un peu différemment, je note qu’il n’est pas requis d’appeler qui que ce soit à la barre pour témoigner lors de ces audiences et, du reste, ni l’Accusation, ni la Défense n’ont jugé nécessaire d’appeler des témoins. Patassé désormais réconcilié avec Bozizé ne fragilise-t-il pas l’acte d’accusation? La justice, et, en l’occurrence, la justice pénale internationale se place en dehors des débats politiques. La Cour pénale internationale est une Cour indépendante et a été instaurée justement pour juger en toute indépendance et impartialité en dehors de toute question politique, des crimes commis par des individus, dont certains peuvent avoir des responsabilités politiques, mais sans que celles-ci n’entrent en jeu dès lors que nous avons déterminé de la responsabilité pénale de ces individus. Il n’y a pas d’immunité possible pour les crimes de la compétence de la CPI. Nous démontrons que des crimes graves ont été commis et nous établissons les responsabilités pour ces crimes. Nous ne nous fondons que sur les preuves et les témoignages recueillis lors des enquêtes menées sur le terrain par notre Bureau en dehors de toute autre considération. Ce processus rigoureux aboutit à la constitution de dossiers fondés sur des éléments factuels et juridiques particulièrement solides, tel que celui constitué contre M. Jean-Pierre Bemba dont nous avons déterminé au terme de notre enquête qu’il est le plus haut responsable pour les crimes les plus graves commis en 2002-2003 en Centrafrique. Le décès du défenseur des droits de l’homme à Bangui n’est-il pas un coup porté par le pouvoir centrafricain? Nous pleurons tous le décès de Maître Goungaye Wanfiyo. Il a beaucoup fait pour que les crimes commis en 2002-2003 ne restent pas impunis et pour faire entendre la voix des victimes. Sa disparition, au moment même où il s’apprêtait à représenter ces victimes devant la Cour pénale internationale, à porter leurs souffrances devant les juges et à confronter M. Bemba aux conséquences atroces des crimes qu’il a commis, est un événement tragique. Et si la Cour juge insuffisants les éléments de preuve que vous aurez réunis, que pourrait-il se passer? Ce scénario relève à nos yeux de l’hypothèse d’école. Nous avons tous les éléments et toutes les preuves nécessaires pour démontrer la responsabilité de M. Bemba pour les crimes commis et nous sommes confiants dans la solidité de notre cas. Bien sûr, l’appréciation de nos éléments reviendra aux juges et le Statut de Rome prévoit la possibilité qu’à l’issue d’une audience de confirmation des charges, la Chambre préliminaire amende les charges retenues ou même rende une décision négative. En ce cas, le Procureur serait fondé à reprendre l’enquête, recueillir de nouveaux éléments de preuves en tant que de besoin et, le cas échéant, inviter les juges à reconsidérer leur décision initiale à la lumière de ces éléments nouveaux. Quelle preuve, Monsieur le Procureur, avez-vous quand vous dites que M. Jean-Pierre Bemba avait planifié le viol à large échelle et qu’il «voulait - dites vous - traumatiser et terroriser la population civile pour qu’elle refuse de soutenir les rebelles» ou qu’il avait «choisi le viol comme méthode» de guerre? Nous soutenons effectivement que Jean-Pierre Bemba prévoyait d’attaquer la population civile, en particulier les habitants de Bangui et d’autres villes de République Centrafricaine accusés de soutenir les rebelles, et que les viols, meurtres et pillages relevaient des méthodes retenues. L’ampleur et le caractère systématique des crimes excluent qu’il puisse s’agir d’initiatives individuelles de la part d’individus incontrôlés. C’est malheureusement bien plus grave. Nous nous fondons sur de nombreux éléments, parmi lesquels: 1° la connaissance qu’avait Bemba, avérée par des témoins entendus par nos enquêteurs, que ses hommes allaient piller et voler; 2° les instructions données par les commandants du MLC aux hommes de troupes avant leur arrivée à Bangui; 3° la façon dont les combattants du MLC s’adressaient à leurs victimes à Bangui en tant que «complices des rebelles»; 4° les précédentes actions et exactions commises par les troupes du MLC à Bangui en 2001 et à Mambasa en 2002; 5° enfin, l’impunité dont ont généralement bénéficié les auteurs de crimes. Tout ceci et d’autres éléments encore présentés lors de l’audience de confirmation des charges indique que les crimes commis à Bangui ne le furent pas par hasard mais relevaient d’une intention criminelle. Quand la défense de M. Bemba affirme que la milice de Bemba échappait au commandement de celui-ci lorsqu’elle agissait en Centrafrique et que c’est comme des casques bleus envoyés combattre dans un pays étranger et qui ne sont plus sous la tutelle de leur armée nationale une fois intégrés dans une force mandatée par les Nations, que dites-vous, Monsieur le Procureur? Il s’agit d’une déformation de la réalité. Les événements de 2002-2003 en République Centrafricaine constituaient un conflit armé, et les troupes du MLC envoyées par Jean-Pierre Bemba, sans aucun mandat de la Communauté internationale ou de ses organes représentatifs, y participèrent en tant que l’une des parties. Au cours de cette guerre, des crimes effroyables ont été commis, en très grande partie par les combattants du MLC qui se sont délibérément attaqués aux civils. Comparer les individus qui ont commis ces crimes avec des «casques bleus» est pour le moins audacieux, et en vérité, c’est insultant pour les victimes. En outre, s’il est vrai que les troupes du MLC ont été appelées en renfort de l’armée nationale centrafricaine, nous apportons la preuve que Jean-Pierre Bemba, en tant que commandant en chef du MLC, continuait d’exercer un contrôle absolu sur les hommes qu’il a envoyés et dont il a, in fine, ordonné le rapatriement en République démocratique du Congo. La défense cherche à exonérer Jean-Pierre Bemba de ses responsabilités en arguant de son éloignement du théâtre d’opérations. C’est évidemment son rôle, mais cette thèse ne soutient pas l’examen. M. Bemba qui parle de la chaîne de commandement au MLC, a-t-il cité certains de ses camarades du MLC? En réalité, comme on pouvait s’y attendre, la défense s’appuie principalement sur les éléments potentiellement exonératoires que nous avons recueillis au cours de notre enquête impartiale, à charge et à décharge, et que nous lui avons divulgués conformément à nos obligations en vertu du Statut. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’éléments nouveaux puisqu’ils sont extraits de notre dossier. Les raisons substantielles de croire que M. Bemba a commis les crimes dont on l’accuse demeurent. Envisageriez-vous d’entendre ces camarades? Si oui, dans cette hypothèse, avez-vous la promesse de coopération de Kinshasa? Pour des raisons évidentes de sécurité, nous ne communiquons jamais sur nos témoins, réels ou supposés. L’identité de la plupart des témoins est connue de la défense mais n’a pas été diffusée au grand public. D’une façon générale, dans quelque affaire que ce soit, si nous souhaitons entendre une personne exerçant des fonctions officielles dans un pays, il nous faut solliciter l’assistance judiciaire des autorités concernées. Si l’Etat requis a ratifié le Statut de Rome, les autorités nationales sont tenues de coopérer avec le Bureau du Procureur. Jusqu’a présent, dans le cadre de nos enquêtes et de notre recueil de tous les éléments de preuve, tant à charge qu’à décharge, et en exécution de l’Accord de coopération signé avec la République démocratique du Congo, nous avons toujours bénéficié de la bonne coopération des autorités congolaises. On accuse la CPI de servir les intérêts du pouvoir de Kinshasa et d’être au service des grands de ce monde, que répondez-vous, Monsieur le Procureur? La Cour Pénale Internationale est une institution totalement indépendante des Etats. Aucun individu, aucun Etat, ne peuvent empêcher la Cour de faire ses enquêtes ou déterminer de l’orientation des enquêtes que nous menons. En tant que Procureurs, nous travaillons en nous fondant uniquement sur les éléments de preuve recueillis et les responsabilités qui ont été identifiées. Nous poursuivons nos enquêtes et nous examinons l’éventail complet de la criminalité en République centrafricaine comme en République démocratique du Congo et les éléments de preuve réunis permettront de déterminer les accusations futures. On accuse aussi la CPI d’être un tribunal où on juge des Noirs ou des pauvres, qu’en dites-vous? Beaucoup de pays africains ont été très actifs dans le processus de création de la CPI. Ils ont été à l’avant-garde pour promouvoir une justice pénale internationale. Nous avons analysé et allons continuer à analyser de nombreuses situations où des crimes de notre compétence auraient pu être commis, dans toutes les régions du monde. Nous avons mené des analyses approfondies sur la situation de l’Irak et du Vénézuela par exemple. Nous continuons à travailler sur la situation de la Colombie, de la Géorgie et de l’Afghanistan également. Il n’est pas possible de dire, simplement parce que nous n’avons pas encore finalisé les processus qui pourraient mener à ouvrir des enquêtes dans ces autres régions du monde, que nous ne le ferons pas à l’avenir. Si les charges contre Jean-Pierre Bemba étaient confirmées, combien de temps pourrait durer le procès? Il n’est pas possible de donner une réponse précise à cette question à ce stade bien évidemment. Les procès pour des crimes graves et complexes, tels que ceux qui sont reprochés à M. Bemba, peuvent prendre du temps. La complexité de la définition des crimes et des modes de responsabilité, les niveaux de preuve requis, la protection des témoins, le respect des droits des accusés et des principes du procès équitable entraînent des procédures qui prennent parfois beaucoup de temps. La procédure devant la CPI cependant est organisée de telle sorte que lorsque le procès proprement dit débute, il puisse se dérouler dans les plus courts délais possibles. Ainsi, la procédure en cours devant la Chambre Préliminaire, permet de faire en sorte que le dossier qui arrive devant les juges d’instance soit le plus possible finalisé et complet et que la plus grande partie des questions préliminaires soient d’ores et déjà réglées au moment où le procès débute et lorsque les charges sont confirmées par les juges préliminaires. Quelle peine maximale Jean-Pierre Bemba pourrait-il encourir s’il était reconnu coupable? La Cour peut prononcer contre une personne qui serait déclarée coupable d’un crime de sa compétence une peine d’emprisonnement à temps de 30 ans ou plus ou une peine d’emprisonnement à perpétuité, si l’extrême gravité du crime et la situation personnelle du condamné le justifient. Il est évidemment tout à fait prématuré de discuter de la peine que M. Bemba pourrait recevoir à ce stade, alors même que l’audience de confirmation des charges est en cours. Il faut attendre d’abord une éventuelle confirmation des charges, puis le procès devant la Chambre d’instance et la procédure devant la Chambre d’appel, s’il devait y avoir un appel, et la décision finale.

Recueillis par LES DIRECTIONS DU SOFT INTERNATIONAL.
lesoftonline.net 19/01/2009

lundi 12 janvier 2009

Message du Chef de l'Etat à la Nation à l'occasion du nouvel an 2009


Kinshasa, 31 décembre 2008

Chers compatriotes,Nous voici, une fois encore, à ce rendre-vous du passage d’une année à l’autre ; à ce moment doublement significatif où notre regard se veut à la fois rétrospectif et prospectif.Pour notre pays, autant que pour le monde, l’année qui s’achève aura été difficile. Elle restera à plusieurs égards mémorable.Plus que jamais, la demonstrandum a en été faite que la paix n’est possible qu’avec le concours de actif et sincère de tous ; et que sans bonne foi, même les meilleurs accords, quoique signés de manière solennelle s’avèrent inopérationnels.Il a aussi été établi que, face à la mondialisation et à la globalisation, l’appel à la responsabilité et à la bonne gouvernance ne devrait pas uniquement concerner les petits et les faibles.Mieux ; il devrait s’adresser davantage aux grands et puissants, l’onde de choc de leur faillite étant sans limite.Mes chers compatriotes,Ouverte sous les meilleurs auspices, avec la tenue et la conclusion heureuse de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les régions du Nord Kivu et du Sud Kivu, l’année 2008 se voulait porteuse d’espoirs.Espoir malheureusement tôt démenti, de la paix complètement rétablie.Espoir contrarié, mais toujours justifié, d’un avenir prometteur, avec la relance de l’économie et le démarrage des cinq chantiers.Sur le plan sécuritaire, nous pensions en avoir fini avec la comptabilité macabre du nombre de vies innocentes, souvent fauchées en pleine jeunesse et de celle, dégradante, du nombre de femmes et de filles violées, ou soumises à des graves sévices.C’était sans compter avec les ennemis de la paix qui viennent, une fois encore, d’enlever la vie à des centaines de nos compatriotes, à Doruma et Faraje, dans le District- de Haut Uélé.Que les familles victimes de ces actes, que nulle cause ne peut justifier, encore moins excuser, veuillent bien trouver ici, l’expression renouvelée de la solidarité compatissante de la nation.Sur le plan économique et financier, les résultats de douze derniers mois ont été plutôt louables, pour un pays post-conflit, un Etat fragile, à l’aube de sa refondation.En l’absence de tout appui budgétaire, en dépit des urgences sécuritaire et humanitaires et dans un contexte international marqué par le renchérissement, sans précédant, des prix des produits pétroliers et de ceux des produites alimentaires, les équilibres macro-économiques ont été sauvegardés, tandis que les taux de croissance a frôlé le seuil de deux chiffres.Cette performance est d’autant moins anodine qu’il y a à peine huit ans, le taux de croissance de notre économie était négatif, et qu’il faut remonter à un quart de siècle plus tôt, pour retrouver un taux de croissance avoisinant. Elle l’est aussi, parce qu’elle annonçait bien plus qu’une embellie passagère.Le reprise au niveau de l’économie réelle a en effet été enregistrée dans plusieurs secteurs porteurs dont, principalement, les bâtiments et travaux publics, les mines et services.Mes chers compatriotes,Du fait de la crise financière et de la récession économique qui, telle une gangrène, frappe les une après les autres les pays moteurs de la croissance mondiale, l’horizon s’est brutalement assombri il y quelques mois.Il n’en est pas pour autant définitivement bouché, à condition que, de cette année contrastée, Nous dégagions des balises pour une nouvelle année plus sereine et plus prometteuse.La première de ces balises c’est la confiance.Confiance en notre pays d’abord. Un pays de rêve !Confiance en notre destin, comme peuple, ensuite. Un destin de grandeur!Le Congo est en effet le meilleur héritage que nous ayons en partage. C’est une valeur sure, permettant d’envisager l’avenir avec assurance, en dépit des contingences.Mais le Congo est aussi un pays post-conflit, un pays dont le développement, dans un environnement international incertain, ressemble à un voyage en mer par mauvais temps.Dans un tel voyage, il faut s’habituer eu cabotage. Et pour autant qu’autour du capitaine soit soudé l’équipage, le fait que l’horizon sans cesse recule, n’enlève pas à la mer tout rivage, ni au bateau toute certitude d’accostage.La deuxième balise c’est la responsabilité.Responsabilité de la part des gouvernants, effectifs ou en puissance, car ils portent les aspirations et le sort de la collectivité. La compétition politique, aussi légitime soit-elle, est en effet sans noblesse et sans valeur morale, si elle perd de vue sa finalité suprême, à savoir : le service du peuple, le bien-être des citoyens, la sauvegarde de la Nation.Responsabilité aussi de la part des citoyens, personnes physiques et morales, qui ne peuvent, face aux défis de l’heure, se contenter du rôle de spectateur.C’est à eux et nul autre, qu’il revient de forger Notre destin.La troisième balise c’est le caractère incontournable, plus que jamais confirmé, du travail de l’effort productif, comme source de progrès.Ce travail doit être canalisé et organisé.A un moment contesté, l’Etat vient, à la faveur de la crise mondiale, d’être réhabilité dans son rôle essentiel de garant du bien général et de régulateur de lien social.Sans remettre en cause Notre option fondamentale pour l’économie libérale, le Gouvernement de la République a donc été instruit de prendre toutes sa part dans la préparation et la sécurisation de notre avenir économique.Dans cette optique, et accentuant la tendance déjà amorcée, avec la récente acquisition des tracteurs agricoles et des engins de génie civil, l’accent sera désormais mis sur l’augmentation de la production nationale dans tous les domaines, particulièrement dans le domaine agricole.Quant au système bancaire, il sera encouragé à poursuivre une politique du crédit à l’économie plus ambitieuse, de manière à contribuer au développement de l’initiative privée locale et des petites et moyennes entreprises.Réduire notre dépendance extérieure, développer le tissu industriel national et mettre l’économie congolaise à l’abri des aléas de la spéculation financière, telles sont nos options stratégiques pour le futur.Mes chers compatriotes,L’histoire récente du monde montre à suffisance qu’il n’est point besoin de transgresser les lois de son pays pour triompher une cause ; qu’en matière des droits humains, le succès est d’autant plus sûr et durable qu’il est acquis sans causer des blessures excessives, et que les meilleurs garanties pour l’intégration et la réussite des minorités sont l’Etat de droit et la politique d »égalité de chances.Elle montre aussi que rien n’est impossible à un homme, et moins encore à un peuple, qui sait où il va et ce qu’il veut, qui cultive le respect des règles, la fraternité et la solidarité et qui, en toute adversité, voit une opportunité.Puissions – nous nous en inspirer à l’aube de cette année nouvelle !Mes chers compatriotes,Nos objectifs pour l’année qui s’ouvre sont et demeurent ceux assignés au Gouvernement au moment de sa constitution, et approuvés par l’Assemblée Nationale à l’occasion de son investiture.Il s’agit d’abord de la consolidation de la paix et de la sécurité particulière à l’Est du pays.Notre volonté d’y arriver est indéniable et toutes les voies seront exploitées à cet effet.Il s’agit ensuite de la reconstruction du pays par la consolidation du cadre macro-économique et la mise en œuvre des cinq chantiers, levant ainsi les principaux obstacles à l’essor du secteur privé, à la création des richesses et à une plus grande offre d’emplois.Il s’agit enfin de l’amélioration des conditions de vie des populations et du bien-être des congolais. C’est cela le but ultime de tous nos efforts.J’en appelle donc, une fois encore, à ce que plus que jamais Nous soyons tous unis autour de ces objectifs et mobilisés, comme un seul homme, pour les réaliser.Mon vœu le plus ardant est qu’en 2009, chacun de nous fasse l’exaltante expérience de la dignité et des dividendes que procure le travail ; qu’il trouve, dans la justesse de notre vision commune, les raisons d’espérer et dans le leadership de ses gouvernants, celles de s’engager.Ensemble, et avec l’aide de Dieu, faisons de 2009 un nouveau départ, une année pas comme les autres.Bonne et heureuse nouvelle année à tous !

avaaz

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